L'éditorial du mois de janvier 2006
En attendant le VIII ème Festival
Comme tous les ans, à La Havane, se tiendra, les derniers jours de février (du 27 au 3 mars), le Festival del Habano, dont ce sera la huitième édition. Journalistes, importateurs, représentants des Casas del Habano, fabricants d'humidificateurs et autres articles pour le cigare, se presseront dans les couloirs du Palais des Conventions. Parmi tous ces professionnels, huit producteurs d'Armagnac viendront concrétiser l'alliance que leur bureau Interprofessionnel vient de signer avec les responsables d'Habanos. Lors d'un "trofeo", leurs eaux-de-vie s'étalonneront, face à un jury, en fonction de deux habanos de format julieta 2, tous roulés par le même torcedor. Une précision qui traduit la volonté des responsables cubains de prendre cette alliance très au sérieux. Dans les années à venir, d'autres Armagnacs seront soumis à d'autres jurés et à d'autres habanos.
Ce Festival sera placé sous le signe du 40 ème anniversaire de Cohiba. Célébration qui sera marquée par le lancement d'une nouvelle vitole. En édition limitée ou en production régulière? Le plus grand secret entoure l'avènement de ce habano. J'ai seulement appris qu'il s'agît d'un module de gros diamètre, probablement type Sublimes (cepo 54) mais plus long.
Après la Grande-Bretagne (et le Campana de Ramon Allones) et la Suisse (et le Robustos de Punch, également attendu me dit-on au Benelux), la France devrait recevoir, au cours de cette année 2006, des habanos de marques existantes mais présentant un format inédit dans le catalogue des dites marques. Le principe originel des éditions limitées. Des éditions très limitées, donc, réservées au seul territoire français.
En attendant leur arrivée et cette nouvelle prestigieuse vitole Cohiba, permettez-moi, en guise de vœux, de vous renouveler ce conseil. Osez ces habanos de celles que j'appelle les "petites marques". Petites par leur catalogue, relativement ramassé, par le volume relativement faible de leur production (garantie d'un vrai régularité) et des prix plus bas. Quatre noms me viennent à l'esprit: Juan Lopez (son Petit Coronas est, à mon avis, le plus goûteux des marevas cubains et son Selección N° 2, un robusto plus intéressant, toujours selon mon opinion, que l'Epicure N° 2 de Hoyo de Monterrey); Ramon Allones, Saint Luis Rey et Sancho Panza. J'ajouterai, pour ceux qui préfèrent plus de douceur, les El Rey del Mundo et pour les amateurs de puissance, Bolivar.
À mes lecteurs – que je remercie pour leur confiance et leur fidélité – je souhaite un 2006 riche de savoureux habanos.
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