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L'éditorial du mois d'août
Vive la démocratie
Un député U.m.p. alsacien, Yves Bur, a trouvé le bon filon pour passer à la télévision. C'était le 1er août
... L'actualité était triste. Les enquêtes à Londres, les attentats en Irak, Sarkozy discret... C'est alors que Bura occupé le petit écran: pour annoncer, tout content, qu'il a déposé un projet de loi interdisant de fumer dans tous les lieux publics, bars et restaurants compris. Comme à New York, comme en Irlande, en Italie, en Norvège, à Malte et en Suède. Il paraît que les non-fumeurs sont maintenant en majorité (c'est lui qui l'affirme), alors...
Pourquoi pas la prison pour les fumeurs? Pourquoi pas, surtout, un peu de raison? Demander aux restaurateurs et bistrotiers qu'ils affichent que leur établissement est non fumeur ou – au contraire et après l'accord de leur personnel - qu'on peut y fumer. Pourquoi interdire partout à tout le monde? Démagogie n'est pas démocratie. Certes la loi n'est pas encore votée. Espérons que le bon sens triomphera.
Autre thème de réflexions: suite aux attentats de Londres, voici qu'en France, on fait campagne pour la multiplication des caméras de surveillance. Rappelons que ces caméras, à Londres, n'ont rien empêché du tout. Elles ont simplement permis d'identifier plus rapidement les poseurs de bombes.
Toutes ces agitations me font ricaner. Le tabac tue-t-il, comme l'affirment les mentions, désormais obligatoires, apposées sur les paquets de cigarettes, de tabac pour pipe ou à rouler, les étuis et boîtes de cigares? Possible. Mais alors pourquoi les États le taxent-ils au lieu de l'interdire? La voiture tue aussi. Cela dit, le tabac n'a pas que des effets nocifs. Il serait apaisant. Or l'énervement serait aussi facteur de cancer. Sans parler des autres méfaits de la nervosité (agressivité... ). Et cet appel en faveur de la pose de caméras? Les attentats ont beau dos. Bien sûr, je ne nie pas leur sinistre réalité. Nos états doivent-ils, pour autant, "fliquer" tout le monde? Comment les débiles commanditaires de ces attentats, encouragés par notre désarroi, ne se prendraient-ils pas au sérieux? On leur donne trop d'importance. C'est par le mépris qu'il faudrait traiter leurs discours de tarés. En leur prouvant qu'ils nous empoisonnent la vie (avant de nous l'ôter?), on leur accorde une victoire qu'ils ne méritent évidemment pas.
Interdire, filmer, enregistrer... Tout cela au nom de la Démocratie! Mais de quelle démocratie s'agit-il? Va-t-on, demain, mesurer la démocratie d'un pays au nombre de ses interdits?
Pardon. Vous ne venez pas sur ce site pour lire ce genre de discours. Rassurez-vous, cela ne m'empêche pas (et ne vous empêchera pas) de savourer une bonne vitole. Un ami m'a offert (cadeau très estimable) un de ces Robustos D-4 Reserva de Paratagás. J'attends encore pour le déguster. Tous ceux qui l'ont fumé en disent tant de bien. Une pièce exceptionnelle que je me réserve pour l'annonce de la venue de Kylian (ou Killian, je ne suis pas sûr de l'orthographe que choisira mon fils), mon premier petit-fils. Le cousin de ma petite fille Romane. Une arrivée prévue aux alentours du 15 août.
En attendant, je compare les mérites du Magnum 50 (sympa mais... ) et du Magnum 46. L'autre jour j'ai testé une nouvelle édition limitée. Elle pourrait être baguée Montecristo et être commercialisée en 2006. Un très grand (à vue de nez, la longueur d'un prominente) et très gros (cepo du Sublimes) habano, plutôt agréable mais... bien monocorde. Décidément, plus je fume ces gros diamètres, plus j'aime les fins! Une bonne surprise, cependant, le Rodolfo (un très grand pirámides) de San Cristóbal de La Habana. Le Murallas. Oh! Il reste plutôt doux (il témoigne, me semble-t-il, de plus de corps que les autres San Cristóbal; je n'en jurerai pas, n'étant pas un familier des vitoles de la marque). Un habano pour après-midi de farniente, à savourer au soleil.
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